La réalité diverse du vélo à la campagne, derrière les clichés de grands sportifs ou de néo-ruraux militants.

Résumé de l’article de « The Conversation », 17 avril 2025,à partir d’une enquête réalisée en Puy de Dôme, Saône-et- Loire  et Ardèche ; les données statistiques  viennent de l’enquête  sur les mobilités des personnes du Ministère de l’aménagement du territoire et de de la transition écologique ( 2019)

Lien vers l’article complet : https://theconversation.com/la-realite-diverse-du-velo-a-la-campagne-derriere-les-cliches-de-grands-sportifs-ou-de-neo-ruraux-militants-248915

Alors qu’en ville, le vélo, pratique et rapide, représente un avantage comparatif vis-à-vis de la voiture, les contraintes rencontrées dans les territoires ruraux semblent rendre le développement du vélo plus difficile. Le territoire y est en effet organisé pour la voiture et 80 % des déplacements se font en voiture.

Jusque dans les années 1990, on pratiquait davantage le vélo dans les territoires ruraux qu’en ville : certains cyclistes ont ainsi connu une pratique ininterrompue tout au long de leur vie. Mais il existe aujourd’hui de multiples façons de se déplacer à vélo dans le milieu rural, des plus banalisées aux plus engagées.

Or, il existe un potentiel cyclable évident en campagne, où près de la moitié des trajets sont des petites distances. Les profils des cyclistes sont variés, hommes, femmes, retraités, cadres comme employés. Le vélo électrique a grandement contribué à rendre les déplacements cyclistes envisageables pour le plus grand nombre, diminuant les obstacles liés aux distances ou au relief. Mais il reste coûteux, et d’autres obstacles sont souvent opposés à la pratique du vélo à la campagne, en premier lieu la sécurité et le manque d’aménagement.

De fait, certaines routes départementales s’avèrent inhospitalières pour beaucoup de cyclistes ; les routes secondaires et les chemins agricoles pourraient constituer des itinéraires alternatifs, à condition d’indication d’itinéraires conseillés ou de cartes.

Enfin, bien sûr, le vélo est porteur de valeurs écologiques ou économiques, il est, de plus, bon pour la santé. L’auteur souligne qu’on roule aussi pour soi et il ne faut pas oublier la dimension affective du vélo. Mais rares sont les cyclistes ruraux à ne pas avoir de voiture.

Il existe de multiples façons de se déplacer à vélo dans le monde rural, des plus banalisées au plus engagées. L’accompagnement de pratiques repose sur la prise en compte de leur diversité, ainsi que sur une réflexion collective des évolutions possibles et souhaitables.