Nos années vintage à la donnerie de Reugny !

Samedi 7 mars 2026 : un visiteur nous apporte une superbe machine à écrire de la fameuse marque Japy. Séquence nostalgie : l’atmosphère feutrée des bureaux d’autrefois, les cliquetis des machines à écrire, les rubans Tipex, les lettres placées solennellement dans les parapheurs par les secrétaires, les signatures en cascade… Le soir, on recouvrait les machines de leur housse en plastique transparent. Et puis, le walkman, le macramé, la Citroën DS… toute une époque.

Les machines à écrire Japy ont aussi accompagné des générations d’écrivains et de journalistes. On les retrouve dans des œuvres littéraires et cinématographiques, ce qui contribue à leur renommée. Aujourd’hui, elles sont devenues de véritables objets de collection.

La communication de l’époque vantait déjà leurs qualités :

« La Japy 1950 se démarque par ses nombreuses innovations technologiques. Elle est dotée d’un mécanisme de frappe silencieux, permettant de travailler en toute discrétion. De plus, elle possède un système de retour automatique du chariot, facilitant la rédaction de documents longs. »

Et si vous passez par Montmorillon,  ne manquez pas le Musée de la Machine à écrire, à la Cité de l’Écrit. Sa fondatrice, Jeanne Sala, raconte :

« Lorsque j’enseignais le secrétariat, nous formions les élèves sur des machines Japy, avec retour électrique du chariot. Elles pesaient 17 kg : une vraie corvée à déplacer d’une salle à l’autre pour les examens ! »

La machine Japy n’est pas seulement un outil d’écriture : c’est un symbole de l’évolution de la communication, un témoin précieux d’un monde qui a basculé en quelques décennies seulement. Difficile de croire que tout cela a changé en à peine cinquante ans.